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[à découvrir]
Emmanuelle URIEN
Un quadra sur le retour va passer ses vacances avec sa femme et sa fille sur la côte basque. Il lorgne les surfeuses au corps de rêve, qui l'excitent mille fois plus que ce que sa femme parvient à faire pour s’acquitter du devoir conjugal. Peu de temps ap
[La presse]
Stricto sangsues
" une plongée en apnée dans les bas-fonds de la ville. On passe du Barcelone du lumpenprolétariat à celui des quartiers chics à bord d’un autobus quelconque. L’écriture de Thomas Lugos est nerveuse à souhait ; sa construction narrative fait mouche et parvient à se faire croiser les ...
Des nouvelles du virtuel... Petite note à l'attention des lecteurs qui n'ont pas la mémoire courte.
Encore un article sur le numérique dans la newsletter des In8, nous direz-vous ? Ils deviennent fatigants, ces éditeurs... Rassurez-vous, nous aussi, nous en avons ras-le-bol du numérique. On ne parle plus que de cela dans la presse papier ou numérique professionnelle, nos partenaires et confrères n'ont que ce mot à la bouche, « numérique », « numérique », on s'agite, on brasse les mots et l'air, bien souvent sans avoir quelque idée de ce qu'on en fera, de ce numérique, hélas... Ce n'est pas sans inquiétude que nous constatons combien tout le monde se préoccupe soudain du support, de la manière, des « procédures » et de « l'encadrement juridique ». Disparait, sous ces élucubrations, la question du fond. Une édition numérique ? Fort bien, mais l'édition de quoi ? Quel texte ? Quelle création ? Il nous semble parfois que les auteurs se posent la question du mode d'exploitation avant même de savoir ce qu'ils vont écrire ou ce qu'ils ont à dire. Que les éditeurs parlent avenants aux contrats et protection des DRM avant même de se demander quels contenus ils veulent faire exister. Alors, trêve estivale, pour nous, et boudons pour quelques temps ces infernaux débats !

En ce mois de juin, à l'atelier In8, ça sent l'encre et le papier, la colle et le vernis sélectif. On imprime des livres sur des grosses machines, on reçoit de jolis cartons au kraft garanti 100% sylvicide, on glisse les services de presse sous enveloppe avant le passage du facteur. C'est pas écologique pour deux sous et très « old style ». Fastidieux parfois, avouons. Il faut croire que nous aimons cela...

Vous allez croire qu'on se paie votre tête, parce qu'au même moment, on met en ligne un splendide site internet tout neuf qui présente nos éditions, avec boutique en ligne qui plus est, mazette ! Sauf que l'objectif du site, c'est de fournir aux curieux le plus d'informations possible sur nos jolis livres imprimés. Un catalogue plus fourni, plus consultable, plus attrayant. Quant à la boutique en ligne, elle vise à rendre disponibles les mêmes imprimés auprès de ceux qui veulent les ajouter à leur bibliothèque, mais qui, pour une raison ou une autre (parce qu'ils habitent Vladivostok où les librairies francophones ne sont pas légion, parce qu'ayant perdu tous les points de leur permis de conduire ils ne peuvent rendre visite à leur libraire, etc, etc...) ne peuvent aller les commander chez le bon libraire du coin. [Note à l'attention des libraires-amis qui défendent les livres In8 : cette initiative ne vise pas à vous faire de l'ombre, loin de là, mais nous sommes au regret de vous annoncer que nous développons un ulcère dès que les diffuseurs-distributeurs les plus « littéraires » et exigeants confessent que leur premier client demeure, de loin, les gros marchands de livres numériques. Note à l'attention des lecteurs : si vous avez près de chez vous un bon libraire, allez acheter les livres In8 chez lui. Vous ne les paierez pas plus cher qu'ailleurs, et plutôt moins, même, que sur la boutique In8 en ligne, puisque vous économiserez les frais de port]. Ce nouveau site et cette boutique en ligne, donc, visent pour l'heure à rendre plus accessibles et visibles nos bons petits livres-papier.

En parallèle, nous sommes sur le point d'inaugurer un autre site internet, qui sera dédié, cette fois, à la nouvelle. Chose étrange en effet, alors qu'on indique partout que la révolution du web a induit de nouvelles pratiques d'intelligence, qu'elle aboutit petit à petit au fait que nous fractionnons nos temps de lecture, grappillant ça et là un texte toujours plus bref, un article, une nouvelle, une actu, circulant à saut et gambades d'un site à un autre, la fiction brève est toujours aussi peu considérée, en France, et il n'existe pas de site internet qui dispose une information quelque peu généraliste sur cette forme d'écriture. Bien sûr, ça et là, vous mettrez bien la souris sur un blog, un site d'éditeur ou d'auteur, une association, que sais-je encore, qui y consacre un peu d'attention. Mais nulle part nous n'avons trouvé de site fédérateur qui publie du contenu un tant soit peu actualisé sur la chose. Nous tenterons donc, sur liredesnouvelles.com, de rassembler comme nous le pouvons quelques éléments, et si notre contribution demeurera, sans doute, imparfaite et lacunaire, elle constituera un modeste apport que d'autres, peut-être, viendront augmenter...

L'ère du web-médiatique questionne notre rapport à la mémoire. Le scenario ne ressortit plus à la science-fiction, en vertu duquel les contenus deviendraient subitement inaccessibles parce qu'une grosse entreprise internationale d'hébergement ou de référencement internet, en situation monopolistique, les supprimerait de ses bases de données, ainsi que l'illustrait il y a peu le « cas » 1984 : le roman de Georges Orwell est devenu indisponible plusieurs jours durant sur le kindle d'Amazon, parce que l'hébergeur en avait unilatéralement, et sans prévenir, supprimé l'accès. Nous avons deux remparts pour préserver l'intelligence : la mémoire du papier, qui paradoxalement assure peut-être plus de pérennité aux œuvres de l'esprit que la numérisation dans un dispositif économique où les accès aux contenus sont concentrés, et que peuvent relayer les lieux de conservation que sont les bibliothèques (papier ou numériques), et la mémoire du lecteur qui, pour s'attacher, parfois, à des contenus brefs, peut être longue... et rester d'autant plus « vive » que la lecture aura été percutante, marquante, déterminante. Alors, lisons de bonnes choses, des textes essentiels, aussi brefs soient-ils, lisons !
 
[Quelques phrases]
Avenue de la mer
J’ai croisé sur le pont de pierre l’aveugle qui fait la navette. Tête chauve cernée d’un bandeau, ses médailles autour du cou, la chemise ouverte, et la canne blanche très haute. J’ai sursauté. Celui qui passe et celui que j’imaginais passant, les mêmes. La maigreur, la canne, l’allure, un peu voûté, marchant pourtant d’un pas qui n’hésite pas. Je ne connaissais pas ...
[Site ressources]
[Inédits très courts]
Ma vie des autres / Jan Thirion
(04) Je suis arrivé à l’usine avec le fusil. J’ai l’intention d’en finir avec Gégé. Les autres m’ont vu. Ils ont essayé de me dissuader d’en venir à cette extrémité. Gégé est à l’atelier, j’ai vu sa moto sur le parking. J’ai menacé tout le monde. En trois secondes, je me suis retrouvé seul au milieu du couloir central. Gégé me harcèle depuis des mois. Je suis sûr aussi qu’il m’a envoûté. J’ai mal partout. Je ne dors plus. Muriel, ma copine, m’a quitté au début du mois. On dit que je suis dépressif. C’est trop facile. Mon malheur ne viendrait que de moi. Je sais que ce n’est pas vrai. Gégé veut ma peau. Il me jalouse depuis le début, parce que je suis plus performant que lui et que les gens m’aiment bien, en particulier les femmes que je fais rire. Je n’ai pas trouvé Gégé qui s’est planqué. Le patron a tenté de nouveau de me faire fléchir en causant dans le haut-parleur. Je me suis enfermé dans les chiottes. Les flics sont arrivés. J’ai entendu la sirène. Je ne vais pas me suicider, non. J’ai l’intention de me battre. Sauf que maintenant je pleure et je ne sais pas comment faire pour me sortir de cette connerie. Tout ça à cause de ce salaud de Gégé.
[Agenda]
La rentrée en noir des auteurs
Forte du succès rencontré l’an dernier, l’équipe paloise d’Un Aller Retour Dans le Noir www.unallerretourdanslenoir.com récidive et met les petits plats dans les grands du 1er au 3 octobre. Au menu, spectacle de jazz avec la Compagnie Lubat, enregistrement d’une spéciale Papous dans la tête, exposition des photos métropolitaines de Cyrille Derouineau, seront quelques-uns des mets servis lors du festival polar. Marc Villard, parrain de cette seconde édition entraîne dans son sillage de nombreux auteurs et illustrateurs. Franz Bartelt, Lalie Walker, Francis Mizio, Jean-Bernard Pouy, Marcus Malte, Anne Secret, et bien d’autres…côtoieront les auteurs suédois Maj Sjöwall, Kjell Erickson.


Et toujours dans le Sud Ouest, à Toulouse plus précisément.

Du 8, 9 et 10 octobre, l’association Toulouse, polars du sud installe son deuxième salon international des littératures noires et policières. Les auteurs In8 compteront parmi les 70 écrivains invités : Mouloud Akkouche, Hervé Le Corre, Jan Thirion, Marc Villard et Lalie Walker y dédicaceront leurs ouvrages, mais pourront également assister aux conférences, débats et lectures organisées à la librairie La Renaissance.

toulouse.polars.du.sud.over-blog.com

 
C’est où La Canourgue ?
C’est un charmant village, une petite Venise en Lozère. Comme chaque année, un festival du roman policier s’y tient le dernier week-end de juillet. Lalie Walker et Marc Villard y dédicaceront leurs livres, mais participeront aussi à un débat autour du thème « Un écrivain peut-il tout écrire en s’inspirant du réel ? » Vaste programme !
 
Rentrée nouvelles
Du 20 au 23 août, pour sa troisième édition, Rentrée nouvelles investit la place du Palais, au cœur de la vieille ville à Forcalquier. Nouvellistes et éditeurs invités vous convient à les rencontrer, à prendre de leurs nouvelles et à découvrir leurs catalogues en lisant et écoutant (de nombreuses lectures sont prévues) des extraits de leurs livres.