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Le jeu de la rentrée : Rendez à Éros ce qui est à Éros |
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Paraissent ce mois-ci, dans un beau coffret comme nous savons les faire, quatre nouvelles « érotiques ».
Nous en avons déjà parlé ici donc plutôt qu’un long discours dithyrambique (évidemment que nous les aimons sinon nous ne les publierions pas !) voici quatre phrases extraites des quatre livres et que vous pouvez vous amuser, par avance, à attribuer au bon auteur.
« Au bord de l’étouffement, les fesses et le dos à vif, il avait alors pris l’initiative de saisir sa croupe solide à pleines mains pour la ramener à lui, histoire de lui bouffer un peu la toison. » « Dans la cuisante ardeur de ses fesses Angèle creuse les reins, elle exhibe la plénitude de ses fesses finement striées de pourpre et, dans leur césure dont l’ombre s’atténue, l’étoile obscure de son trou du cul qui cligne éperdu au rythme des soubresauts. » « Elle posait pour qu’on admire la beauté de son corps, pour faire baver les hommes qui la regardaient, et puis pour galvauder cette beauté, la gâcher, la jeter comme un bout de viande au premier chien venu, à qui voulait. » « Nous avons outragé les bonnes mœurs de porche en porche – au troisième ses seins étaient nus, au quatrième j’avais relevé sa robe au-dessus de son ventre – jusqu’au front de mer où, penchée sur le garde-fou, elle m’a demandé de lui caresser le sexe avec le canon de mon arme. »
Réponse dans le prochain numéro. Vous pouvez nous donner vos réponses sur le mail des éditions.
Le coffret comprend : Venus Atlantica par Emmanuelle Urien, Recto verso et vice et versa par Agnès Fonbonne, Tes yeux sur moi c’est fini par Olivier Deck, Odeur de sainteté par Jacques Abeille. Histoires érotiques - 18 € -
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Des nouvelles du virtuel... Petite note à l'attention des lecteurs qui n'ont pas la mémoire courte. |
Encore un article sur le numérique dans la newsletter des In8, nous direz-vous ? Ils deviennent fatigants, ces éditeurs... Rassurez-vous, nous aussi, nous en avons ras-le-bol du numérique. On ne parle plus que de cela dans la presse papier ou numérique professionnelle, nos partenaires et confrères n'ont que ce mot à la bouche, « numérique », « numérique », on s'agite, on brasse les mots et l'air, bien souvent sans avoir quelque idée de ce qu'on en fera, de ce numérique, hélas... Ce n'est pas sans inquiétude que nous constatons combien tout le monde se préoccupe soudain du support, de la manière, des « procédures » et de « l'encadrement juridique ». Disparait, sous ces élucubrations, la question du fond. Une édition numérique ? Fort bien, mais l'édition de quoi ? Quel texte ? Quelle création ? Il nous semble parfois que les auteurs se posent la question du mode d'exploitation avant même de savoir ce qu'ils vont écrire ou ce qu'ils ont à dire. Que les éditeurs parlent avenants aux contrats et protection des DRM avant même de se demander quels contenus ils veulent faire exister. Alors, trêve estivale, pour nous, et boudons pour quelques temps ces infernaux débats !
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Jakuta Alikavazovic & le prix du livre Inter |
La jeune écrivaine était en lice cette année pour le si populaire « Prix du Livre Inter », et nombreux sont ceux qui ont eu le bonheur d'entendre sa conversation avec Eva Bettan, diffusée le 4 juin au matin sur les ondes. Les deux jeunes femmes s'étaient retrouvées devant le cinéma parisien Le Louxor, lieu déserté qui a servi de cadre au roman intitulé « Le Londres-Louxor ». Derrière cette curieuse façade se réunit une étrange diaspora, une jeunesse réfugiée en France après le dernier conflit des Balkans. Des personnages éthérés, insaisissables, aux contours floutés, ainsi que les affectionne Jakuta (la belle Esme du Londres-Louxor est aussi fugace que la Véra de Romeo y Julieta), ou dont le trait est au contraire si marqué qu'ils s'apparentent à des masques de la Comedia dell'arte. Le prix du livre Inter a finalement été attribué à Cloé Korman pour Les Hommes couleurs (Seuil), mais ne ratez pas le charme étrange, non dénué d'humour, que dégage Le Londres-Louxor (éditions de l'Olivier), disponible dans toutes les bonnes librairies. |
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Dernière station, le polar de Jean-Christophe Tixier |
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Le premier roman de Jean-Christophe Tixier inaugure l'été 2010... Les grands avaient découvert sa plume à l'occasion de quelques nouvelles noires ou cocasses, éditées par les Noires de Pau, par In8 dans la Porte à côté, ou au sein d'autres initiatives éditoriales ça ou là... Les plus jeunes se sont régalé de la nouvelle éditée par Bayard en mars dernier. Prisma nous fournit cette fois l'occasion de frissonner en « longue durée ». Dans le thriller Dernière station, Jean-Christophe Tixier nous emmène sur les traces d'un meurtrier qui s'attaque à de charmantes jeunes femmes et, curieusement, semble décrire un itinéraire lié au réseau du métro parisien. Le commandant Janos Lefort nous sert de guide, un personnage attachant, perclus de doutes intimes mais doté d'une intuition féroce, qui trouvera un appui en la personne d'un ténébreux flic à la retraite surnommé « l'Ours ». |
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Du blanc et du noir ? du noir, surtout, et du vif, dans les Polaroïds… |
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Une nouvelle collection s’apprête à voir le jour chez In8. Si la collection de polars « Noires de Pau » cesse de se développer, notre catalogue ne se retranchera pas de cette férocité savoureuse que procure la littérature noire à la française, celle dans laquelle, entre autres, le tout récemment disparu Pascal Garnier.
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