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Connaissez-vous le livre ? |
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Des nouvelles du virtuel... Petite note à l'attention des lecteurs qui n'ont pas la mémoire courte. |
Encore un article sur le numérique dans la newsletter des In8, nous direz-vous ? Ils deviennent fatigants, ces éditeurs... Rassurez-vous, nous aussi, nous en avons ras-le-bol du numérique. On ne parle plus que de cela dans la presse papier ou numérique professionnelle, nos partenaires et confrères n'ont que ce mot à la bouche, « numérique », « numérique », on s'agite, on brasse les mots et l'air, bien souvent sans avoir quelque idée de ce qu'on en fera, de ce numérique, hélas... Ce n'est pas sans inquiétude que nous constatons combien tout le monde se préoccupe soudain du support, de la manière, des « procédures » et de « l'encadrement juridique ». Disparait, sous ces élucubrations, la question du fond. Une édition numérique ? Fort bien, mais l'édition de quoi ? Quel texte ? Quelle création ? Il nous semble parfois que les auteurs se posent la question du mode d'exploitation avant même de savoir ce qu'ils vont écrire ou ce qu'ils ont à dire. Que les éditeurs parlent avenants aux contrats et protection des DRM avant même de se demander quels contenus ils veulent faire exister. Alors, trêve estivale, pour nous, et boudons pour quelques temps ces infernaux débats !
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Jakuta Alikavazovic & le prix du livre Inter |
La jeune écrivaine était en lice cette année pour le si populaire « Prix du Livre Inter », et nombreux sont ceux qui ont eu le bonheur d'entendre sa conversation avec Eva Bettan, diffusée le 4 juin au matin sur les ondes. Les deux jeunes femmes s'étaient retrouvées devant le cinéma parisien Le Louxor, lieu déserté qui a servi de cadre au roman intitulé « Le Londres-Louxor ». Derrière cette curieuse façade se réunit une étrange diaspora, une jeunesse réfugiée en France après le dernier conflit des Balkans. Des personnages éthérés, insaisissables, aux contours floutés, ainsi que les affectionne Jakuta (la belle Esme du Londres-Louxor est aussi fugace que la Véra de Romeo y Julieta), ou dont le trait est au contraire si marqué qu'ils s'apparentent à des masques de la Comedia dell'arte. Le prix du livre Inter a finalement été attribué à Cloé Korman pour Les Hommes couleurs (Seuil), mais ne ratez pas le charme étrange, non dénué d'humour, que dégage Le Londres-Louxor (éditions de l'Olivier), disponible dans toutes les bonnes librairies. |
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Dernière station, le polar de Jean-Christophe Tixier |
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Le premier roman de Jean-Christophe Tixier inaugure l'été 2010... Les grands avaient découvert sa plume à l'occasion de quelques nouvelles noires ou cocasses, éditées par les Noires de Pau, par In8 dans la Porte à côté, ou au sein d'autres initiatives éditoriales ça ou là... Les plus jeunes se sont régalé de la nouvelle éditée par Bayard en mars dernier. Prisma nous fournit cette fois l'occasion de frissonner en « longue durée ». Dans le thriller Dernière station, Jean-Christophe Tixier nous emmène sur les traces d'un meurtrier qui s'attaque à de charmantes jeunes femmes et, curieusement, semble décrire un itinéraire lié au réseau du métro parisien. Le commandant Janos Lefort nous sert de guide, un personnage attachant, perclus de doutes intimes mais doté d'une intuition féroce, qui trouvera un appui en la personne d'un ténébreux flic à la retraite surnommé « l'Ours ». |
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Lectures à la plage (Pouliguen) |
L'association « le sel des mots » et la ville de Pouliguen (44) ont mis sur pied une opération aussi originale que charmante pour défendre la lecture et l'édition indépendante. Grâce au fabuleux travail de veille et de conseil que fournit la librairie « L'esprit large » de Guérande, toujours au fait des curiosités éditoriales et autres livres créées par les maisons d'édition les plus confidentielles, ils ont constitué une bibliothèque balnéaire de 200 livres et magazines, qui sera mise à disposition des estivants. Les embruns et les UV pour le corps, les mots pour l'esprit et l'imaginaire : à Nau plage, tous les appétits seront comblés.
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